Le lendemain AG pour tenter d’anticiper les décisions à prendre pour le deuxième tour. 150 personnes, dont 130 qui prendront part aux votes. Chaque AG devient un peu plus dense, avec une tension qu croît.
Exposition des différentes attitudes, des différentes possibilités, etc.
On sent la fatigue, parfois le ton monte d’un cran, très vite quelqu’un dans le groupe demande à ce qu’on se calme.
Hormis les prévisions de scores, deux interrogations majeures : le PS c’est qui et qu’est-ce qu’ils veulent? Certains les voient comme des « tueurs » d’autres évoquent le fait que Simon, Fontvielle, et d’autres sont des socialos atypiques. Ce à quoi est avancé qu’après quelques années en place ils seront comme les autres. Il y en a qui estiment que c’est au niveau national que ça va se négocier, Toulouse étant la quatrième ville de France.
L’autre débat c’est comment utiliser les médias? Qui va utiliser qui? J’ai l’impression que pour certains le fait d’avoir été sur médiatisé a créé inconsciemment une dette à payer.
Peut-on faire attendre les médias, différer les réponses attendues, revendiquer publiquement le temps de réfléchir collectivement, démocratiquement.
Puis, on en arrive à voter pour savoir s’il faut voter pour  décider si on peut  voter. La machine s’emballe, certains demandent l’annulation d’un vote où ils faisaient parti de la majorité.
Une pause de 10 minutes est demandée, elle est refusée, appelant à ce qu’on en finisse. D’autres mettent en garde l’assemblée sur le fait de prendre des décisions à la hâte sous prétexte  d’évacuer la tension. Il y a déjà 3 bonnes heures que ça dure, quelques personnes s’en vont, bougent, la configuration de la salle se modifie spontanément, les gens se rapprochent les uns des autres, et tout d’un coup la parole coule à nouveau, fluide, intelligente, affectueuse (si si!). Et tout le monde pointe ce changement, ce qui était tension, se métamorphose en énergie constructive. Un genre de miracle!
Je n’aime pas les miracles, c’est très difficile à reproduire. Et il me semble que dans les jours qui viennent va y  avoir besoin que ça se reproduise.
Je filme tout, comme un con, j’ai l’impression qu’il faut faire de l’archive, que ce qui se passe là est peut-être historique, et que c’est trop bête sous prétexte d’économiser des cassettes, et du temps de dérushage, de ne pas collecter ce qui se passe pour les générations futures. Tatatsouin!  Sans aller jusque là, je pense à dans 6 ans, si cette matière peut servir à ce que certains se forgent des outils pour avancer.
Bref je me sens instrumentalisé, ce qui sur le plan d’un documentaire est « le » pécher mortel, je m’en fous, enfin pour le moment. Plus tard, j’aurai peut-être des regrets.
Ceci dit, qui aura le temps de fouiller dans des dizaines d’heures de bande pour en tirer quelque chose?
Je reste un peu flou dans ce récit ne voulant pas interférer trop directement sur ce qui se passe.
Je reçois régulièrement des réactions à ce que j’écris. L’Internet  ça peut être vachement dangereux, ça peut vous faire croire que vous n’êtes pas seul à penser ce que vous pensez. Et si en plus vous rencontrez, après des gens qui dans la réalité vraie, concrète, vous le confirment, on passe du virtuel au réel, et là c’est très grave, mais grave, vous pouvez pas savoir ! Je ne m’en remets pas encore.
Bon, ça va faire long, mais j’ai reçu ça hier soir, pas le courage de couper dedans. A quand un atelier d’écriture, politico-militante-motiv’. En plus je sais qu’il y a des gens chez Mot qui savent faire ça!
…par où commencer?
« Alors elle m’avait dit  Vas-y, regarde son site, c’est riche, un autre regard, et j’avais pas pris le temps, comme d’hab. Là, je suis schotchée. Réellement. Parce que ton journal m’interpelle, me touche, j’ai besoin de te répondre, en tremblant, non, là, je me réponds.

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