13/02/01

S m’écrit…
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Les tenants de l’avant garde du prolétariat ne peuvent pas avoir d’autre discours que celui qu’ils t’ont assené. La technique de t’envoyer quelqu’un d’autre que celui prévu au rendez vous est d’un classicisme à toute épreuve. C’est la tactique de base du militantisme professionnel, et toi tu n’est qu’un amateur, qui quand il refuse d’être compagnon de route devient traître. En plus de voir leur score/sondage diminuer alors que celui de Mot’ augmente ne peut être qu’amer pour eux, non pas du fait de leur score mais parce qu’ils on fait une mauvaise évaluation de la situation, et qu’ils ne peuvent pas faire machine arrière, c’est a dire faire de l’entrisme dans Mot’, ce qu’ils auraient du faire s’ils avaient été plus à l’écoute du mouvement social.
Mot’  l’a échappé belle.
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C’est très bizarre, tout ce qu’on me dit sur la LCR, ses pratiques, etc., ça ne me va pas complètement. Je trouve toujours ça réducteur, trop facile.
Reste que c’est cette lettre qui m’a redonné la pêche pour y remettre mon nez à la suite de la réunion de Mot’. C’est donc l’avant dernière AG avant les élections.
J’arrive à la bourre, les intros sont passées, c’est « le débat ».
J’ai l’impression d’avoir déjà assisté à la réunion, c’est bizarre, on est dans le rituel  à fond. La tribune avec les « chefs » dont  Aline Pailler assise juste en dessous de deux affiches de campagne où il y a sa photo, où elle  fait dix ans de moins. Je peux me gourer, mais je n’arrive pas à croire que c’est une photo récente d’elle. Cette image là c’est déjà tout un programme (la caméra ne peut pas montrer de tels détails).   Dans la salle une cinquantaine de personnes, un quart de femmes. Hormis Aline Pailler, aucune  ne prendra réellement la parole. Une dizaine de mecs, donc, vont se livrer chacun à une analyse de la situation, toutes plus subtiles voir acrobatiques, les unes que les autres. Chacun semblant dire, « elle est pas belle, la mienne?». Dans des moments comme ça je pense à la dévirilisation de la politique. Il y a du boulot.
Ce qui me trouble le plus c’est que certains thèmes abordés chez Mot’ trouvent leur continuité ici. Notamment la participation de Mot’ au collectif unitaire antifasciste.
Je vis Mot’ plus comme une nébuleuse, eux les voient comme une entité, en fait ils voient Mot’ à leur image (celles de la LCR).
Encore un peu (bon, je pousse) Mot’ deviendra l’ennemi prioritaire.
A travers ce que j’ai entendu là, le troisième tour où tout le monde se retrouvera est sacrément compromis.
Le débat des idées devient un combat viril entre  ceux qui en ont, et ceux qui n’en ont pas!
Comme Mot’ est un mouvement tout jeune et qu’il n’est pas à même de brandir un programme, il devient coupable d’opportunisme, de démagogie, etc. On ne tient compte que des communiqués de presse. Le fait que des centaines de personnes discutent ensemble, réfléchissent, travaillent, ça n’existe pas. Pourtant c’est ça la politique, par contre qu’un journaliste du Figaro attribue à Salah un propos qu’il n’a jamais tenu tel quel, alors Aline Pailler, s’en saisit comme d’un trophée et déverse sa haine de Mot’.
Quant 100% obtient les médias, c’est une juste victoire, quand c’est Mot’, c’est une usurpation, etc.

La suite dans le journal…

Ici, plus tard…

 

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