4/02/01 11h

 

Le lendemain je retrouve Saïd en train de discuter avec un instit de Mot’ qui semble être un pointu en socio ethno. Et là il y a malaise, j’ai l’impression, non de voir deux humains vivants qui se parlent, mais deux livres face à face qui se répondent feuille à feuille, chapitre à chapitre, index contre index. Très bizarre, chiant même ! Là je me ressens cancre.

Il y a quand même un problème, c’est que les quartiers, les chômeurs, ne sont pas là. L’effet Zebda à ses limites. Là il y a un sacré lézard.

Je tourne à vue, à vide? Je perds mes fils. Dans mes idées de départ je n’avais pas prévu une telle poussée du mouvement. Je suis un peu enseveli par ce qui arrive.

Je continue à essayer de filmer les failles, tout en engrangeant ce qui se passe.

Et les failles sont là, masquées par l’agitation. C’est toujours cette incapacité à penser la démocratie en interne, à la travailler. C’est aussi cette difficulté à penser le réseau. Il y a une montée du mouvement sans que les dispositifs de fonctionnement aussi bien matériel que démocratique soient vraiment mis en chantier. C’est aussi l’extrême confusion des idées.

Ne jamais oublier que tout ça peut s’effondrer pour le troisième tour… Mais quelle aventure !

Demain, rencontre avec 100%

Lire dans le journal

Plus tard…

 

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