06/01/01 20h30 et 19/01/01 11h30

 

Mardi dernier réunion du CA Mot’. Le local commence à être une vraie ruche, en plus avec la vente des 2400 billets d’ici la fin du mois, ouah!

Frottement sur la question de la 4éme de liste, où la commission non-sexiste, demande à ce que la veille de la déposition de cette liste ce soit une femme porteuse de nos « utopies féministes » qui soit nommée. Gros débat, autour de, en gros, les autres candidats ne portent-ils pas ces valeurs? Il faut une « spécialiste », s’en suit une discussion sur l’historique de « la quatrième place » .

Autre débat, mais lui du genre dévastateur. Au moment de discuter des trois concerts à venir Benji prends la parole et avertit qu’il va lancer un pavé dans la marre ! Il exige qu’il y ait un tarif chômeur, le prix étant à 70fr, il demande un tarif à 50 fr . Tous les billets sont imprimés, grosse discussion, avec la surenchère d’une nana de passage qui semble une habituée de ce genre de pratique dans d’autres lieux, et qui ne cessera de mettre de l’huile sur le feu. Ils vont passer une heure à discuter d’un sujet qui n’avait plus lieu de l’être, vu l’avancé du projet. Pour en définitive revenir au statu quo.

Commence à se poser cruellement l’ouverture du conseil d’animation à n’importe qui.

Discussion autour de « faut-il ouvrir l’AG qui traitera du second tour, aux médias ». Visiblement je ne suis pas considéré comme un « média ». Je crois que certains pensent que je fais parti des Motivé-e-s. Ils laissent ouvert, voulant jouer la transparence.

J’ai noté l’apparition lente d’un tricard. J’appelle tricard celui qui intervient souvent longuement, à contre temps, qui fait chier tout le monde, mais qu’il faut bien écouter puisqu’on est démocrate; Et duquel on dit, ah, s’il n’était pas là on avancerait plus vite. Mon père m’a appris que dans un groupe, il y en a toujours un, et que si on le vire, quelqu’un d’autre du groupe, prends sa place.

Salah est pour moi une énigme, pendant la discussion il souffrait physiquement mais aucun coup de gueule, toujours à la recherche d’une solution pacificatrice. A la fin de la réu, il a pris Benji à parti mais sans aucune méchanceté et uniquement sur le plan des idées, de la méthode, mais jamais d’attaque perso. Reste qu’il est sorti de là cassé

Pendant ce temps là à 100% ils parlent du second tour et m’on demandé de ne pas venir. Exactement de la même façon qu’à la première AG après le Bikini. J’ai été averti le matin même parce que je leur demandais des dates de réunion, mais j’aurais pu aussi bien me pointer chez eux ce soir là et trouver la porte close. Et toujours sans discussion, ni échange. Je prépare une demande de rencontre parce que j’ai l’impression qu’il y a un malaise.

J’en profite pour aller à la réunion de la commission « antisexisme et droits des femmes ».

Ca se passe dans un troquet dans une salle au-dessus tranquille une bonne dizaine de nanas, deux mecs. Ca confirme ce que je pensais. C’est le seul lieu ou j’entends parler de démocratie au sein même de la liste. C’est évidemment à travers un « filtre », n’empêche que c’est un bonheur d’entendre ça. Ce qui devrait se passer dans la commission démocratie, et qui n’a absolument pas lieu, se passe là. La merde c’est que c’est le même jour que les réunions de 100%.

Je n’ai pas filmé, ça me semblait grossier de le faire. Je me demande comment à l’avenir le faire, sans compter le côté attribut masculin qu’est une caméra. J’ai l’impression de troubler une quiétude qui semble être une raison pour laquelle les gens se retrouvent là. Ca me replonge dans toute la question du féminisme, ça m’interpelle sur ma vision masculine du monde… etc. aïe aïe ma tête ! En une soirée deux réunions c’est trop.

 

Ben les sirènes socialos, j’ai l’impression tel que c’est parti qu’elles pourront repasser, il peut y avoir des imprévus, mais c’est ça la surprise.

En fait avec 100% je n’ai jamais réussi à être sur leur listing, en tout et pour tout j’ai reçu une invitation, et un texte par mail, en déjà plus de trois mois de campagne.

De toute façon je ne me place pas en justicier, ou en chasseur de prime, j’essaye d’observer, d’apprendre.

Je suis obligé de prendre de la distance avec mes acquis, avec les éventuelles prévisions que je pourrais faire du genre « je sais déjà comment ça va se casser la gueule…» parce que dans ces cas là je passe à côté!

Je suis obsédé par le vers qui est dans le fruit…

 

Quelle aventure!

L’autre jour, place du Cap, Mouss, de Zebda, montrait à Dieudonné la Mairie, en signe de soutien réciproque. Etaient là tous les médias qui semblaient se régaler de filmer autre chose… et un peu de côté une bonne bande de Motivé-e-s

Dieudonné expose en long et en large son projet de se présenter aux présidentielles.

Puis tout ce beau monde va à l’Ancienne préfecture chez Mix’art, et là sous l’oeil pour le moins assez étonné de pas mal de gens, il recommence son numéro.

 

Bizarre comme sentiment, est-ce qu’il n’est pas tombé déjà dans ce narcissisme ravageur qui guette les « sur-médiatisés » ?

En lire un peu plus sur le journal.

 

Plus tard…

 

 

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