Soirée sans caméra. Réunion au Bijou autour de l’idée « un réseau pour redynamiser le mouvement social ». 50 personnes dans une salle totalement impropre au débat, les animateurs sur scène, dans la lumière, la salle dans la pénombre, les chaises en rang fixées entre elles.

Une atmosphère de collectif unitaire. Beaucoup semblent inconsciemment espérer que les contradictions internes et externes à leurs « orga », vont être dépassées par la mise en réseau des infos et que l’on se  retrouve enfin comme dans les bonnes vielles luttes d’antan.

Très peu reconnaissent que le mouvement est en crise profonde.

C’est marrant que la première chose dont on parle quand on parle de réseau, c’est comment le fermer, le contrôler, en chasser l’intrus.

Et il y a toujours quelqu’un pour dire, « mais des réseaux, chacun a le sien, et ils marchent très bien ».

A la fin, sur une grande feuille de papier on inscrit l’agenda des jours à venir, chacun donne des dates, il y a là quelque chose de pathétique.

Comme un con, j’interviens pour dire que je suis étonné que comme dans la salle il y a des gens de 100% à gauche, et des gens de Mot’, que ne figure pas sur cet Agenda les événements des deux listes. Euh, là j’aurais pas dû. Ca sème le trouble, parce qu’on avait dit qu’on ne parlerait pas des choses qui fâchent. Dans les réponses on me dit que dans ces cas là, faudrait aussi mettre les dates de LO, et j’en passe. Bref, tout ce qui touche aux municipales, « c’est pas le mouvement social » et comme il y a eu séparation, faut pas en parler.

  1. de Mot’, me dira en sortant « en fait, la question qui est en dessous est : qui a le leadership du mouvement social sur Toulouse aujourd’hui ? ».

 

Après chacun se rince au bar bouffe un morceau, Rmiste s’abstenir.

Attablé avec M. B. et P. C., on fait un peu le point. F. B. deuxième tête de liste 100% débarque. Discussion d’une violence inouïe. Dès que j’avance un bout d’interrogation, il broie tout ça, jamais le moindre doute, la moindre interrogation, quand il dit « là je comprends pas », c’est pour dire, moi qui sait, qui connaît, si je ne comprends pas, c’est qu’il y s’agit d’ une grosse merde!

Je suis suffoqué par autant d’assurances, je repense au mail de VC il y a quelques jours qui me disait:

« Mais je trouve que tu te prends trop la tête avec la LCR. Ce n’est qu’un parti politique, et donc ça produit du manichéisme. Ou tu es avec eux ou contre eux: on va quand même pas perdre du temps à réfléchir!

Je trouvais ça trop caricatural, et pourtant faut bien que je fasse ce constat là.

C’est un tueur, le fait d’avoir eu droit à une séance avec son frère (07/02/01) m’a un peu durci le cuir, je sors de là crevé, triste, mais pas culpabilisé.

  1. B. qui assiste à la discussion, me dit à la fin « tu te fais du mal »

Bizarre, chez moi, cette façon de prendre des coups. Faudrait que je trouve d’autres façons d’apprendre.

Ce soir, Mot’, Collège d’animation + commission antisexiste, si je tiens encore debout.

 

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