C’est un drôle de récit, c’est une drôle d’histoire.

C’est l’histoire d’un mec qui s’aventure sur un terrain qu’il connaît bien en tant que citoyen, mais pas en tant que professionnel de l’image. C’est aussi l’histoire d’un piège. Comment faire pour s’intéresser à quelque chose de collectif, une élection, tout en restant à l’extérieur. Mais attention ce n’est pas l’histoire ou la chronique d’une élection.

On assiste, comme  lecteur à un film. En lisant ce texte nous avons en permanence l’image dans la tête, cette image de la télé qu’A.S. ne veut pas reproduire et dans laquelle il se prend pourtant les pieds perpétuellement.

C’est justement cette image dont il nous demande de nous éloigner pour que nous puissions voir ce qu’elle cache.

Cette contradiction se retrouve aussi dans son journal. A.S. a un passé politique, à lui et hérité, qui donne à ses analyses une profondeur et une sévérité évidente, et en même temps il fait preuve d’une fraîcheur certaine qui peut parfois passer pour de la naïveté.

La valse hésitation qu’il mène avec une liste d’extrême gauche, son optimisme permanent quant à l’image que ces gens donnent d’eux-mêmes sont contredit par la pertinence de ses remarques.

 

Dans ce carnet qu’il tient au jour le jour, d’abord pour lui, puis en ligne c’est-à-dire pour les autres, il va nous attacher à ce qu’il fait, ce qu’il voit.

Pour certains, dont moi, ce sera l’occasion de suivre à distance ce qui est rapporté dans la presse et d’en mesurer les différences et les coïncidences. Pour d’autres, présents sur place, ce sera une espèce de miroir qui ne leur renvoie pas forcément l’image qu’ils ont envie d’avoir, mais les questions que l’auteur se pose et dont ils sont partie prenante.

Tout au long de son histoire, nous serons nombreux à attendre le prochain épisode. Je suis sur que beaucoup, comme moi, se sentent un peu orphelin de ce récit.

C’est une histoire dont on connaît la fin, mais pourtant qui continue à nous hanter. Parce que c’est notre histoire, notre espérance, notre combat, à moi et à toi lecteur. C’est une histoire qui ne s’arrête pas au mot fin. Elle continue qu’on le veuille ou pas.

  1. S.

 

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