En regardant les images:

J’ai les interventions de Mustapha et de Maggid du groupe Zebda. Il y a là une incapacité totale d’articuler deux ou trois idées entre-elles, en public.

Voilà un cas d’école. Je mettrais peut-être quelque chose en ligne.

Je viens de mettre le texte de l’AG du Bikini, qui fera date.

Hier, j’ai failli filmer une AG de la LCR, j’avais écourté ma présence a la projection du film de JLG à la cinémathèque pour être là à l’heure.

J’avais une place impec pour me garer, je prépare la caméra, micro/cassette/batteries, je fais un plan de l’extérieur, puis je rentre, là, SB me prends à part, et m’explique navré que les camarades ont décidé qu’il n’y aurait pas de caméra, et qu’il me rappellera. Je me retire gentiment, sans poser aucune question. Reste qu’il y aurait pu avoir quelques variantes du genre, « si tu veux, tu peux rester, mais tu ne filmes pas », ou « on va discuter avec toi pour t’expliquer notre position, et après tu te casses ».

Il me rappellera, qu’il dit, on verra.

Il y a 3 semaines S. B. m’avait invité à l’AG, la veille encore, je lui demandais confirmation. Ca me semblait trop facile.

C’est ce type de résistance, que j’aimerais mettre dans mon film.

Auparavant j’ai été voir le film de J-L. G. « Bleu de travail, et Bleu du ciel » qu’il présentait en avant-première à la Cinémathèque.

Même si je continue à bien aimer le bonhomme, j’ai été sacrément déçu. C’est limite un film d’entreprise avec un cahier des charges lourd de trois tonnes qui parle des intermittents du spectacle dans le théâtre de rue, pour faire vite.

Une forme archi-classique avec tout ce que je n’aime pas, les interventions of qui ruissellent sur un tapis d’images, les plans de coupe ignobles, la caméra qui ne prends aucun risque, et le montage sans courage.

C’est un peu tout ce que je ne veux pas faire, bon ceci dit c’est toujours bien de parler de la question de l’intermittence même si c’est avec un gros métro de retard.

On est en pleine démobilisation et ce film fait croire que ça peut se mobiliser d’un jour à l’autre.

Sans parler de l’absence totale de contradiction au sein du film, c’est tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

Ca m’étonne toujours comment quelqu’un qui semble aussi fou peut faire un film aussi sage.

 

 

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