Hier, Commission démocratie participative chez Motivé-es, 25 inscrits, 12 présents. Dont 3 femmes. Deux mecs, ne prendront pas du tout la parole, 60% du temps de parole sera pris par 4 personnes. Toujours aucune réelle méthode pour diriger la réunion.

En fait ce qui m’a frappé, c’est l’incapacité de s’appliquer la démocratie à soi-même, à l’expérimenter pour soi, ici, et maintenant, de la construire, de l’inventer à partir de la pratique quotidienne. Ce qui signifie aussi l’analyser sur le champ. A la fin de la réunion, pourquoi ne pas se poser la question : « ce soir comment c’était la démocratie? ». Et comment faire pour qu’elle soit meilleure la prochaine fois.

Pour faire ça, il n’y a pas besoin d’outils, de moyens gigantesques, juste un peu d’humilité peut-être.

Ce qui m’étonne, ce sont les gens qui « vont faire court », et qui parlent une plombe, qui plus est quand ils parlent de démocratie.

Tout se passe toujours comme si il suffisait de se réunir, pour que la démocratie jaillisse naturellement.

Comme si le mal qui bouffe tout aujourd’hui, il ne fallait pas le prendre à la racine, chez soi.

Ceci dit, je me suis vraiment senti dans mon sujet. Hier je sentais que je reprenais le dessus, sur la façon dont je voulais faire ce film, me revenais cette envie de trouver des formes de montage spécifiques, de point de vue. Ce matin, c’est moins clair.

  1. S. m’a envoyé un long mail qu’il faut que je décrypte, D. P. que j’ai vu hier, m’a dit combien il aimait ce que j’écrivais. Ca, c’est à chaque fois des vitamines.

Grande discussion au téléphone avant hier avec M. B., qui me dit que je devrais visionner mes rushes pour voir un peu où j’en suis, et peut-être orienter mes tournages ultérieurs en fonction.

Mais j’ai là un gros problème, j’ai beaucoup de mal à les regarder, je le fais pour contrôler techniquement la qualité. Mais je n’arrive pas à les regarder vraiment, ça me fait trop gamberger, ça m’occupe trop la tête. Je sens bien que ça ne va pas de fonctionner comme ça, mais c’est aussi le manque de temps. Pour pouvoir analyser ses rushes, il faut avoir le temps de digérer les émotions ressenties, relativiser les forces, et les faiblesses de ce que l’on a tourné, et là j’ai pas la place pour ça; M. B. me dit, «  n’empêche que tu devrais le faire ».

J’aime bien les exigences des amis, ça me porte.

10/11/00

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