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Comme tout-e-s le monde, je vis un malaise depuis une semaine. Hier j’ai eu envie de lâcher … (ça n’a pas duré) mais j’ai mal dormi et je me suis engueulé au boulot ce matin. Comme quoi ça nous bouffe, alors que ça devrait nous aider à respirer. La fermeture de ta liste à quelques personnes est un peu symbolique de l’impasse dans laquelle nous sommes.

On essaye de faire de la politique autrement en nageant dans le subjectif et dans l’affectif. Par exemple : quand tu cites les propos de Salah sur la confiance, l’ouverture qu’il a et qui ne lui est pas rendu, … je suis surpris. Je ne peux répondre que pour moi : l’élément déterminant qui m’a fait m’engager dans cette aventure, c’est justement la confiance que j’ai en Salah et en Tactik. Mais cette confiance qui a servi au début comme moteur ne peux plus suffire maintenant quand Motivé-e-s est un mouvement de plus de 200 personnes avec un noyau actif de plus de 50. Cette confiance ne peut plus suffire quand l’existence, le développement et le poids de Motivé-e-s est un fait politique majeur. Il faudra de la rigueur dans le fonctionnement et dans l’identité politique. Et l’impression que j’ai c’est que plus on avance, moins on construit une identité propre à Motivé-e-s et plus on reste collé à celle du Tactik. Mais peut-être que tout ça c’est le moment que l’on vit et la difficulté du choix à faire. Je comprends aussi ceux du Tactik, leur logique et la joie qu’ils auront (nous aussi) quand eux, les arabes des quartiers nord, auront fait chuter la mairie qui les a fait chier jusqu’à maintenant. Mais j’entends aussi toutes les inquiétudes de tout ceux et celles qui n’ont pas envie de se faire satelliser par la gauche plurielle. Et je dis tout ça avec la plus grande sérénité car je pense depuis le début qui si on ne se coalitionne pas, on est mort. Et ce qui m’intéresse, comme tout le monde, c’est le 3ème tour (et pas Simon), dans les meilleures conditions. J’ai l’impression qu’on veut déplacer des montagnes (raser les Pyrénéens qu’on voie l’Espagne!) qu’on a commencé à soulever un rocher et qu’on se retrouve con et qu’on a peur de se le prendre sur les pieds. Je n’ai pas compris, hier comme mardi dernier, les fixations sur la délégation et sur la caméra. Ca me paraît tellement évident qu’un mouvement naissant comme le nôtre veuille imposer des conditions de négociation différentes à des appareils politiques. A+

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